Psychothérapie et Hypnose photo rené

René Clavilier                                                                                                                                        

Certifié en Analyse Transactionnelle par l'EATA                                                                                                                                                Pole santé Equilibre
Maitre Praticien en Hypnose Ericksonnienne                                                                                                                                                       77 Rue de Marmiesse
Praticien en Hypnose Humaniste                                                                                                                                                                          15000 AURILLAC
Praticien en EFT                                                                                                                                                                                                  Tél : 04 71 63 77 80

1.      

La technique TIPI


Situation de départ

Pour démarrer une session TIPI, la première question à se poser est « quel est le problème que je veux résoudre ». Cette étape est très importante car le problème doit être clairement identifié pour pouvoir le résoudre.

Une fois le problème défini, il faut arriver à retrouver des sensations physiques qui lui sont associées. Pour y accéder, je dois retrouver une situation concrète, précise et représentative du problème à traiter. En clair ; "ce jour là, à ce moment précis, il m'est arrivé ça".
Ensuite, il faut cibler le moment le plus intense de cette situation. Par exemple pour une phobie de l'ascenseur cela peut être : "c'est au moment ou les portes se referme que cela devient insuppoartable".

 

2.      Mise en sensation

Cette étape est très importante, car pour accéder à la peur initiale, il faut partir d’un ressenti précis. Pour cela il est nécessaire de revivre le moment précis que l'on a ciblé auparavant. Revivre, ce n'est pas se souvenir de l'événement ou se rappeler des sensations ressentis, ce n'est pas non plus visualisre la situation. Revivre, c'est y être a nouveau dans l'ici et maintenant.

3.      Cheminement

Quand la personne est dans le revécu de la situation, la consigne est alors de ressentir ce qui se passe dans son corps. Un fois que l'empreinte sensorielle (plusieurs sensations associés) est bien présente, la personne doit lacher la situation de départ et se recentrer sur son ressenti corporel.
Ensuite, il s’agit de rester spectateur de ses sensations corporelles et de les laisser évoluer sans intervenir. Un des pièges à éviter est d’interpréter les sensations. Une sensation c’est par exemple : j’ai le cœur qui bat fort, j’ai envie de pleurer, j’ai mal à mon épaule, je me sens tiré vers l’arrière, etc …  Ce n’est pas : Je me sens humilié, je ne suis pas à la hauteur, etc…

Si vous restez connecté à vos sensations, celle-ci vont évoluer et il vous suffira de suivre cette évolution. Il est possible qu’il apparaisse des ressentis désagréables : douleurs, envie de pleurer, peurs, etc… Ces sensations ne sont pas dangereuses et le fait de rester dans la sensorialité permet de les regarder avec un détachement suffisant pour ne pas être « envahi ». Dans certain cas, il peut y avoir un revécu de perte de connaissance qui se traduit par « je ne sens plus rien, plus rien ne vient » dans ces cas là, il ne faut pas interrompre le vécu et affiner ses sensations de ce « rien » afin de traverser cette perte de connaissance et lâcher ce vécu traumatique.
Dans tous les cas le revécu ne doit pas dépasser 5 minutes. S'il n'y a pas apaisement au bout des 5 minutes, c'est que le protocole n'a pas été bien suivi, ou alors, c'est qu'il y a une deuxiéme empreinte sensorielle. IL faut de toutes façons arréter le processus et recommencer une deuxième séance.
 

4.      Retour au calme

Après la traversée qui peut être plus ou moins rapide et plus ou moins intense, la personne sent qu’elle est arrivée à destination. Elle ressent un profond apaisement ainsi qu’une fatigue due au relâchement des tensions. Si la personne est bloquée ou trop fatiguée pour arriver à ce stade, il est préférable qu’elle stoppe le revécu dans un moment de faible intensité et qu’elle le reprenne plus tard. 

5.      Validation

Après la phase de revécu, il est nécessaire de vérifier la guérison, pour cela la personne se remet en contact avec la situation qui a permis la mise en sensation et vérifie qu’il ne reste plus rien.

Si ce n’est pas le cas cela veut dire qu’il y a une autre peur qui n’est pas traitée. Dans ces cas la il faut refaire une exploration et un autre cheminement. Si la personne est trop fatiguée, il est préférable de la laisser se reposer avant de reprendre.


Pour mieux comprendre ll'utilisation de TIPI vous pouvez avoir accès au film sur la pratique de TIPI